La mort (la perte) est une cessation irréversible, un arrêt de l’activité de l’organisme.
Pour les formes unicellulaires la fin de la période d’existence d’un organisme peut être la mort mais aussi la caryomitose de la cellule.
La mort a toujours eu une empreinte incertaine de l’énigme et du mysticisme. Le caractère imprévisible, imminent, inattendu et parfois insignifiant des causes attirant la mort ont mis la notion-même de la mort au-delà des limites de la perception humaine, ont transformé la mort soit en châtiment suprême, en peine pour les péchés commis, soit en don divin emmenant l’homme à la vie eternelle et heureuse. Les représentations de plusieurs peuples reflétaient la mort comme un moment où l’âme immortel se sépare du corps et se joint aux âmes des ancêtres. Les rites de l’adoration de la mort existaient-ils aussi. Il ne faut jamais envisager la mort comme le contraire de la vie. La mort n’est pas l’abscence de vie mais elle est sa fin, son achèvement. Alors le contraire de la mort n’est pas la vie mais la naissance. C’est un processus tout à fait naturel du passage de l’état vivant à l’état inanimé. Du vivant et du mort, la survie et la non-survie ce ne sont que les deux côtés de la nature unique qui nous entoure.
De multiples religions à toutes époques ont résolu ce problème différemment.
L’inexorabilité de la perte et la foi en la vie d’outre-tombe ont entraîné l’apparition du problème de la conservation des corps ou de s’en débarasser. Ces représentations ont conduit à l’apparition de territoires particuliers destinés aux inhumations et aux cimetières. Beaucoup de religions n’attribuent pas d’importance particulière à un corps et acceptent les autres moyens pour se défaire des corps, tels que la crémation. La foi en vie d’outre-tombe a engendré de multiples rituels collectifs destinés à accompagner un défunt dans sa voie dernière dans ce monde, tels que les funérailles solennelles, le deuil et beaucoup d’autres.



